février 21st, 2009
Compte rendu du séjour de mon cleint Jacques-Olivier en Novembre 2008
Voyage de pêche en Nouvelle Calédonie du 7 au 13 Novembre 2008.
Cela faisait longtemps que j’attendais ce voyage en Nouvelle Calédonie, j’en rêvais en fait, et après m’être renseigné sur les différentes options pour pêcher au popper dans ce magnifique pays, j’ai réservé un très beau voyage de pêche avec Etienne Picquel (Chien Jaune sur PAB) qui gère l’organisation Blue Calédonie Fishing Trips (http://www.bluecaledoniefishingtrips.com/). Mon objectif premier était de passer un bon moment et je privilégie l’ambiance par rapport au nombre de prises (bon, il faut tout de même que ça morde J ). De ce point de vue, j’ai été comblé, car non seulement, j’ai bien pêché, mais Etienne est vraiment sympathique.
Mon séjour comprenait deux jours de pêche à Ouano (côte Ouest), suivis de quatre jours de bivouac à Poindimié (côte Est). Les deux côtes sont vraiment différentes, la côte Ouest est bordée par un récif corallien sur lequel viennent s’écraser de puissantes vagues. La pêche s’y effectue principalement en dehors du lagon, en pêchant le long du récif, sur le tombant. La côte Est est plus calme et les vagues frappant le récif sont moins impressionnantes. Le lagon étant beaucoup plus vaste, on peut pêcher les grosses patates de corail à l’intérieur.
Pour comparer la destination à celles que je connais, la pêche en Nouvelle Calédonie est assez différente, dans le sens ou l’on pêche les passes, les tombants et les patates isolées. A l’inverse, à Madagascar par exemple, on privilégie la pêche autour des bancs de petits poissons. Il faut donc éviter de se décourager et continuer à lancer son popper en pêchant l’eau, car la touche peut survenir à n’importe quel moment…
Jour 1, Ouano :
A mon arrivée à l’aéroport de Tontouta, Etienne m’attendait pour m’emmener au Ouano Surf Camp. Après m’avoir présenté les lieux, Etienne m’indique que je peux aller pêcher du bord depuis l’embarcadère. Malgré le décalage horaire et pour résister à l’envie de dormir, je décide d’aller lancer un Poisson nageur depuis le bord… Je prendrais en une heure, un petit barracuda qui n’a pas résisté à un K Ten. Après ce premier poisson calédonien, direction le lit à 18h00…
Jour 2, Ouano:
Les départs durant tout le séjour se sont faits de bonne heure (7h00) pour un retour vers 17h00. Autant dire que le soir, il n’était pas trop dur de trouver le sommeil…
La pêche, ce premier jour, fût plutôt bonne, nous avons longé le grand récif en se rapprochant au maximum de la barrière de corail pour lancer dans les vagues. Etienne est très bon à ce jeu et arrive à toujours mettre son bateau au bon endroit… Pour bien commencer ce séjour, je n’ai rien trouvé de mieux que de piquer un requin par le ventre… Il m’a fait souffrir à souhait avec le courant et m’a complètement épuisé… Nous avons longtemps cru à une grosse GT (carangue ignobilis) !
Un peu après, ce fût le tour d’une belle loche de plus de 20Kg.

Les premières GT prises au popper (4 pour ce premier jour, dont deux de plus de 25Kg)
Nous avons aussi eu un festival de sauts de thazards maladroits qui loupaient le popper à chaque attaque et avons pris ce même jour 3 anglais (le casse marmite malgache, une carpe rouge locale).
Jour 3, Ouano :
Ce second jour fût plus dur à pêcher, notamment à cause du manque de vent. J’ai pu tirer mon épingle du jeu en sortant ma canne de 2.7m en 65Lbs (Tenryu Furary Machine) qui m’a permis de lancer au plus près du récif des stciks baits et poppers légers (100g). Cela nous a sauvé la matinée avec 2 GT de plus de 20Kgs et 6 autres poissons. L’après-midi, nous avons choisi de repasser en matériel lourd et de pêcher les pointes du récif pour faire monter quelques grosses GT, mais sans succès…

Jour 4, Transfert Ouano-Poindimié :
Rien de tel qu’une journée de transfert pour se reposer des premières ampoules et douleurs à l’épaule !
Jour 5, Poindimié :
Nous avons commencé par pêcher le Sud de Poindimié en longeant l’extérieur du récif. La matinée fût difficile et j’ai loupé trois belles GT qui se sont décrochées (4/0 ouverts…). J’ai pris 6 anglais (dont quelques-uns au stick bait) en espérant que l’après-midi serait plus prometteuse… Hors ce fût le contraire ! Encore moins de touches… Nous avons donc fait une tentative au Jig. A peine au fond, les jigs se font maltraiter et à ma deuxième descente, j’enregistre une touche violente à mi-hauteur. Ferrage et boom, canne cassée… Etienne m’avait prêté une petite canne Hot’s neuve qui a cassé juste au dessus de la ligature du premier anneau. La ligature devait être trop serrée car le ferrage était tout sauf brutal… Le poisson a cassé la ligne juste après…
Pour résumer, une journée à oublier…
Le soir, nous avons bivouaqué sur un bel îlot du lagon avec poisson grillé et trous de tortue marine autour.
Jour 6, Poindimié :
La matinée ressemble à l’après-midi de la veille… Dur !
Après une bonne salade de mérou cru mariné au citron, Etienne décide de changer d’endroit et de partir vers Hienghene. Nous arrivons sur une barrière de corail faisant barrage à un puissant courant et ou de belles vagues viennent mourir. Aux premiers lancers, nous comprenons que c’était le bon choix… Nous prenons 6 poissons dont une GT d’environ 18Kg. Etienne m’a fait essayé un big foot de 180g qui s’est fait attaquer à 20m du bateau par une grosse GT de plus de 30Kg. Nous en avons pris plein les yeux car elle s’est jetée sur le leurre à deux reprises, malheureusement, si proche du bateau, impossible de ferrer correctement… Une seconde attaque d’une grosse mama à 10m du bateau sur un popper noir à été sanctionnée du même résultat…
Jour 7, Hienghene :
Vus les résultats de la veille, nous changeons le programme pour pêcher de nouveau Hienghene. Nous démarrons plus loin, en commençant par la passe et en continuant de pêcher le tombant. Un festival de touches de poissons en tout genres : 7 anglais, 4 mérous, 3 GT dont une de 15Kg, 1 requin, une carangue plate etc.

A un moment, les requins sont tellement présents que nous préférons changer de coin, chaque poisson piqué étant suivi de près par un requin affamé… L’un d’entre eux en profitera d’ailleurs pour me chiper un big foot…
En fin d’après-midi, nous pêchons de nouveau le puissant courant frappant le récif et enregistrons de nombreuses touches. En fin d’après-midi, j’ai une belle attaque sur mon popper noir. Etienne démarre pour éloigner le poisson du récif. Le poisson prend plus de 150m de fil sur le premier rush et sonde tout en puissance. Nous pensons donc à une grosse GT, mais nous voyons arriver en surface un anglais (carpe rouge). En se rapprochant du bateau, nous voyons qu’une énorme carangue est prise sur le second triple. Les deux poissons arrivent près du bateau et nous nous rendons compte de la taille impressionnante de la GT (largement plus de 40Kg d’après Etienne et je confirme…). L’anglais quant à lui est tout gonflé, c’est que ça doit être dur de se faire tracter en profondeur par une grosse GT. Alors que l’excitation est à son paroxysme, la GT se décroche… L’anglais tout gonflé a agi comme un flotteur et une fois la GT en surface, cela a crée un mou qui lui a permis de se détacher. Je m’assois sur la glacière, écoeuré… En y repensant, je suis tout de même content d’avoir amené un si beau poisson au bateau. On a pu l’admirer et le laisser repartir sans l’abîmer… Mais tout de même, je l’aurais bien examiné d’un peu plus près…
Nous clôturons la journée sur une attaque de requin qui repartira avec mon popper noir qui marchait si bien…
Jour 8, Hienghene :
C’est mon dernier jour de pêche et nous décidons d’effectuer le même parcours que la veille.
Nous démarrons fort par des attaques de GT près de la passe. Une notamment qui a suivi le popper jusqu’au bateau et qui devait faire un bon poids. Elles sont plutôt maladroites et loupent le popper. Les anglais s’enchaînent ensuite à un rythme régulier et l’un d’entre eux profite de mon inattention pour foncer au fond et casser ma tresse dans le corail. Un peu après, un autre anglais me pique un stick bait (tresse de 65lbs cassée au ferrage)…
Une grosse chasse de bonite éclate non loin du bateau et voyant de grosses masses marrons naviguer en dessous, je lance mon popper dans la mêlée. Je le ramène à fond après m’être aperçu que les masses en questions sont de gros requins…
Nous arrivons de nouveau dans le gros courant qui frappe le récif et pêchons un bon nombre de belles GT, mais aucun « monstre »… Dans ce même courant, j’attraperai un gros barracuda, un thazard, un poisson poulet etc. Au total, plus d’une vingtaine de poissons touchés ce jour là. La diversité des poissons pêchés est vraiment hallucinante. 
Petit point sur le matériel :
J’ai pensé que cela pourrait servir aux personnes voulant partir en Nouvelle Calédonie de partager mon expérience sur le matériel que j’ai utilisé…
1- Ensemble 65Lbs : Canne Tenryu Furary Machine et Stella SW 10000 XG. J’ai trouvé très utile d’avoir utilisé deux ensembles. Même si j’ai pêché 80% avec mon ensemble en 100Lbs, l’ensemble en 65Lbs avec la canne Tenryu m’a permis de sauver une matinée de pêche en lançant au plus près du récif sachant que s’approcher en bateau est plutôt dangereux. J’ai pris avec des GT de plus de 20Kg et cela n’a posé aucun problème. Le moulinet est tout simplement remarquable par sa compacité et donne une sensation de fiabilité (aucun jeu dans les éléments assemblés). La canne quant à elle est une excellente lanceuse mais vibre un peu en fin de lancer, ce qui n’est pas des plus agréable. La mousse en pied de canne arrive trop bas, si bien qu’elle est écrasée par le baudrier ce qui laisse une marque peu esthétique. Dans le même style, ILLEX devrait sortir sous peu une canne aux caractéristiques similaires.
2- Ensemble 100Lbs : Canne Smith Ichiban et Daiwa Salitga Dogfight. Rien à dire sur le moulinet, il est vraiment parfait. Côté canne, elle est aussi proche de la perfection, le seul reproche que je puisse lui faire est l’emplacement du porte moulinet que je trouve trop haut à mon goût. En combat, cela est même pénible, surtout si la canne est dans le baudrier…
3- La tresse utilisée était de la YGK Jigman X8 Ultra en PE5 (65Lbs) et en PE8 (100Lbs). Cette tresse m’a agréablement surpris, elle est super compacte grâce à sa confection en 8 brins.
4- Mes bas de ligne étaient simples et efficaces : Tresse – Bimini - Double ligne –Palomar - Emerillon sans agrafe - Nœud UNI – Nylon -Nœud UNI - Anneau plein - Anneau brisé - Leurre.
5- Les poppers noirs et ceux ayant le ventre jaune ont donné de bons résultats. Le noir n’est plus là pour témoigner, mais voici une photo du jaune/dos bleu qui se passe de commentaires…

6- Pour donner un ordre d’idées aux personnes voulant savoir combien de leurres emporter, j’ai perdu en 6 jours de pêche, 2 poppers, 1 stick bait et 1 big foot. Inutile de partir avec dizaines de leurres… Par contre, il faut bien les choisir. Si je devais suggérer une sélection : 3 poppers de 100g, 8 poppers de 140g ou plus (suivant la forme du pêcheur) dont 2 noirs et 2 ventre jaune, 3 sticks baits type crazy dog 210 et 3 big foot 180.
7- Côté hameçons, je me suis fait ouvrir 3 hameçons ST66 en 4/0 et un ST76 en 4/0 et ai perdu de beaux poissons… J’ai donc modifié mes leurres et ai monté des 4/0 ST76 sous le ventre et des 5/0 ST76 en queue. J’ai essayé un montage avec deux simples sous le ventre des stick baits, mais suis vite revenu à un triple car les deux simples ne cessaient de se tourner dans le mauvais sens et n’apportaient rien de plus…
Divers :
Je voulais rajouter quelques commentaires qui n’engagent que moi…
- Lorsqu’un beau poisson attaquait proche du récif, Etienne démarrait le moteur et s’éloignait doucement de la zone à risque. Cette technique était vraiment parfaite et aucune GT n’a été perdue dans le corail. Inutile de mettre les gaz à fond et de faire du Tractor Pulling comme on peut lire sur certains forums…
- Je considère que mon séjour est vraiment une réussite et j’ai passé un super moment. Je le dois surtout à Etienne qui a mis toute son énergie pour s’adapter en permanence aux conditions de pêche et d’organisation et est vraiment un gars sympathique. Il y a toujours eu une super ambiance sur le bateau comme à terre. A quoi bon pêcher de beaux poissons si c’est pour ne pas pouvoir le partager avec des gens sympathiques…
- Nous n’avons pas insisté au jig, mais le peu de fois ou nous avons tenté une descente, cela a mordu… Le potentiel est énorme, par contre, les requins aiment bien les jigs et surtout les poissons pris au jig… Il y a eu aussi de belles chasses de thon.
- Merci à Air France dont la grève m’a fait louper un jour de pêche…
- Etienne est en discussions pour proposer de nouveaux spots reculés. Je n’en dirai pas plus, mais ce qui est sur est que je reviendrai les tester…



























































